Catégorie: Exposition 2018

07
Avr

Patrice Belgrado : le métal en lumière

Quelques mots sur l’artiste.

Né en 1961 à Bourgoin-Jallieu, il exerce une activité de responsable technique.
Sa passion de la sculpture et du détournement de l’objet lui est venue, il y a une vingtaine d’années, et il la pratique de manière autodidacte.
Il a commencé par la réalisation de sculptures pour les évènements familiaux ou amicaux.
Il y a dix ans, il a décidé de consacrer son temps à créer de nouvelles pièces plus personnelles. S’intéressant à la lumière, il se sent attiré par cet aspect dans ses oeuvres en créant des lampes à partir du fer et du verre chiné. Récemment, grâce à sa pratique du travail de l’acier, il a commencé à créer également des tableaux colorés, dans lesquels le fer devient décor.
Présent il y a deux ans à la galerie Pertinence, où son exposition avait rencontré un vif succès, il nous fait la joie de revenir avec une nouvelle collection illuminée.

 

Le processus créatif de Patrice Belgrado.

D’abord, c’est une recherche de la forme – celle de l’objet, celle qui apparaît d’elle-même, au détour d’une brocante, d’un marché de village, à l’improbable étal d’un marchand.
C’est un déclic. Une vision de l’objet à venir. Un tube zébré de noir, un cadre métallique, la tête d’une lampe de chevet… Ou bien un masque d’Afrique, une roue de vélo…
C’est aussi l’idée de la forme – celle qui surgit de l’esprit, claire, jetée sur le papier avant qu’elle ne disparaisse.

Faire un croquis rapide, tracer les lignes de force.
Ensuite, caresser, tordre, amadouer la matière.
L’acier, le verre, le papier…
Travailler la lumière, l’angle et la courbure, la teinte et le grain.
Laisser infuser…

Dessiner à nouveau, reprendre l’idée.
Simplement parce qu’un objet nouveau s’intercale, entre le sculpteur et l’œuvre en cours,
ou  parce que la forme ne s’équilibre pas…

S’enfermer dans l’atelier jusqu’à l’aboutissement.
Découper, souder, visser, peindre.
Recommencer.
Chercher l’adéquation parfaite entre les matériaux et la forme.

Trouver, enfin, l’harmonie.

10
Fév

Hélène Callet : bleu pivoine

Très jeune, Hélène Callet a ressenti un intérêt pour le graphisme, les couleurs et leurs assemblages.
Adolescente, elle a suivi des cours de dessin sur l’histoire du costume.
Plus tard, parallèlement à ses études, elle a participé à des cours du soir au Groupe des Beaux-Arts et Arts Appliqués de Genève.

Hélène Callet constate : « Jeune mère de famille, j’ai poursuivi mes activités artistiques par la création d’objets décoratifs et la participation à des expositions.
En 1990, j’ai intégré des cours de peinture à l’huile sous la direction de Monsieur Robelin. Depuis cette date, j’ai suivi régulièrement des formations à diverses techniques picturales et graphiques. Actuellement, je fréquente un atelier où se mêlent dessins et peintures envisagés selon différentes approches. Je poursuis par ailleurs une formation en histoire de l’art par la participation à des cycles de conférences ».

Pourquoi la peinture aujourd’hui?

Longtemps, elle a été habitée par l’envie de pratiquer la peinture à l’huile. Cependant, la vie, le travail et les obligations diverses ne lui permettaient pas de dégager assez de temps.
En 1990, l’occasion s’est présentée d’intégrer un cours de peinture à l’huile. Elle a alors pu goûter au plaisir de cette technique et elle s’est exercée avec des sujets divers : paysages, fleurs, ciels, eaux, jeux de lumière, combinaisons de couleurs, recherche de l’ esthétique….

Hélène Callet avoue : « Une fois saisie par cette activité, j’ai été accrochée.
La peinture me procure des moments d’évasion, de concentration. Elle permet l’expression de ressentis qui m’apportent de la sérénité par les explorations qu’elle occasionne. Elle m’emmène vers le Beau ».

26
Déc

Guy Caplat : histoires instantanées

Deux éternités : l’une où on n’existe pas encore, l’autre où l’on existe plus. Dans l’intervalle, poussière, une vie. L’homme ne hait rien tant que d’être seul. Cette tranche de vi(d)e, il va avidement la peupler de rencontres, de souvenirs et d’attentes. Mais cette course est perdue d’avance. Même entouré, il finira inexorablement seul.

Alors, il s’invente des histoires. Il en fait des mythes. Il invente l’art, la poésie, la spiritualité. Il entend ainsi repousser l’échéance, laisser des traces, défier l’inutilité …

Guy Caplat désire que chaque tableau évoque une histoire ; une histoire que chaque spectateur va puiser dans sa mémoire ou dans son imagination. Ses peintures représentent des instantanées de vie. Les sujets en sont des personnages, le plus souvent seuls avec eux-mêmes. Que ressentent-ils ? Comment en sont-ils arrivés là ? Que va-t-il se passer maintenant ? A chacun d’y répondre …

Quelques mots sur l’artiste :
Guy Caplat, ingénieur informaticien, enseignant/chercheur en Intelligence Artificielle à l’INSA de Lyon, actuellement à la retraite, est venu à la peinture tardivement et en autodidacte. Scientifique de formation, il revendique la fusion de la raison et de l’émotion.

Quelques mots de l’artiste :
Mon père peignait. En amateur. Des fleurs, des animaux, des paysages. A sa mort, ses pinceaux sont devenus tristes. Ils en perdaient leurs poils de martre ou leur soie de porc. Les couleurs ternissaient de mélancolie ; leur cœur séchait au fond des tubes. Quelques toiles vierges espéraient sans trop y croire qu’un nouveau compagnon de jeu viendrait un jour les caresser.
L’appel  fut entendu. J’ai pris la relève, voilà bientôt 15 ans. From scratch.
Depuis lors de nouvelles générations de pinceaux se sont succédées. Les anciens mis à la retraite contemplent avec étonnement l’activité de leurs cadets. Les sujets ont changé : les natures mortes ont cédé la place à des moments de vie ; la palette s’est restreinte comme pour s’adapter à l’immobilité de l’instant capté et laisser au spectateur le choix de poursuivre la scène avec ses propres couleurs. Le quotidien banal devient source d’invisibles sous-textes. Le chemin se partage, l’individu devient multiple…