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02
Juin

Martine Volnay : on a tous un petit quelque chose…

Passionnée par les fibres et les textiles, Martine Volnay présente sa nouvelle série des oeuvres intitulée «On a tous un petit quelque chose». Cette exposition, faite essentiellement avec des matériaux recyclés, fait place à l’imperfection, à la différence, à la singularité.

L’artiste décrit ainsi son intérêt pour sa matière de prédilection : « Ma passion pour les étoffes remonte de mon enfance, elle m’a été retransmise par ma grand-mère couturière. Je suis tout naturellement attirée par le tissu et  qu’il m’est  très agréable à travailler.
Plus tard, je me suis initiée au patchwork traditionnel. De découper tous ces morceaux de tissu, m’ont  donné l’envie de récupérer les fibres et les  textiles, ces matières qui passent plutôt inaperçu.

Le fait de les recycler, de  travailler ces fils autrement (j’adore  les effilocher,  les mêler, démêler  et les mélanger à d’autres matières, peinture, pigments….),  de leur  redonner une autre vie, de  les métamorphoser en sculpture ou autre.  Pour moi, tout est source d’inspiration.
Depuis 10 ans,  je pratique cette technique et expose dans la région.
Comme je déteste conserver un style, je me complais à expérimenter de nouvelles techniques. Chaque année, je prévois une nouvelle série, cette année pour l’exposition , j’ai interprété le fil de manière plus classique sur le thème suivant  qui m’interpelle  particulièrement : on a tous un petit quelque chose…..de  différent ».

07
Avr

Patrice Belgrado : le métal en lumière

Quelques mots sur l’artiste.

Né en 1961 à Bourgoin-Jallieu, il exerce une activité de responsable technique.
Sa passion de la sculpture et du détournement de l’objet lui est venue, il y a une vingtaine d’années, et il la pratique de manière autodidacte.
Il a commencé par la réalisation de sculptures pour les évènements familiaux ou amicaux.
Il y a dix ans, il a décidé de consacrer son temps à créer de nouvelles pièces plus personnelles. S’intéressant à la lumière, il se sent attiré par cet aspect dans ses oeuvres en créant des lampes à partir du fer et du verre chiné. Récemment, grâce à sa pratique du travail de l’acier, il a commencé à créer également des tableaux colorés, dans lesquels le fer devient décor.
Présent il y a deux ans à la galerie Pertinence, où son exposition avait rencontré un vif succès, il nous fait la joie de revenir avec une nouvelle collection illuminée.

 

Le processus créatif de Patrice Belgrado.

D’abord, c’est une recherche de la forme – celle de l’objet, celle qui apparaît d’elle-même, au détour d’une brocante, d’un marché de village, à l’improbable étal d’un marchand.
C’est un déclic. Une vision de l’objet à venir. Un tube zébré de noir, un cadre métallique, la tête d’une lampe de chevet… Ou bien un masque d’Afrique, une roue de vélo…
C’est aussi l’idée de la forme – celle qui surgit de l’esprit, claire, jetée sur le papier avant qu’elle ne disparaisse.

Faire un croquis rapide, tracer les lignes de force.
Ensuite, caresser, tordre, amadouer la matière.
L’acier, le verre, le papier…
Travailler la lumière, l’angle et la courbure, la teinte et le grain.
Laisser infuser…

Dessiner à nouveau, reprendre l’idée.
Simplement parce qu’un objet nouveau s’intercale, entre le sculpteur et l’œuvre en cours,
ou  parce que la forme ne s’équilibre pas…

S’enfermer dans l’atelier jusqu’à l’aboutissement.
Découper, souder, visser, peindre.
Recommencer.
Chercher l’adéquation parfaite entre les matériaux et la forme.

Trouver, enfin, l’harmonie.

10
Fév

Hélène Callet : bleu pivoine

Très jeune, Hélène Callet a ressenti un intérêt pour le graphisme, les couleurs et leurs assemblages.
Adolescente, elle a suivi des cours de dessin sur l’histoire du costume.
Plus tard, parallèlement à ses études, elle a participé à des cours du soir au Groupe des Beaux-Arts et Arts Appliqués de Genève.

Hélène Callet constate : « Jeune mère de famille, j’ai poursuivi mes activités artistiques par la création d’objets décoratifs et la participation à des expositions.
En 1990, j’ai intégré des cours de peinture à l’huile sous la direction de Monsieur Robelin. Depuis cette date, j’ai suivi régulièrement des formations à diverses techniques picturales et graphiques. Actuellement, je fréquente un atelier où se mêlent dessins et peintures envisagés selon différentes approches. Je poursuis par ailleurs une formation en histoire de l’art par la participation à des cycles de conférences ».

Pourquoi la peinture aujourd’hui?

Longtemps, elle a été habitée par l’envie de pratiquer la peinture à l’huile. Cependant, la vie, le travail et les obligations diverses ne lui permettaient pas de dégager assez de temps.
En 1990, l’occasion s’est présentée d’intégrer un cours de peinture à l’huile. Elle a alors pu goûter au plaisir de cette technique et elle s’est exercée avec des sujets divers : paysages, fleurs, ciels, eaux, jeux de lumière, combinaisons de couleurs, recherche de l’ esthétique….

Hélène Callet avoue : « Une fois saisie par cette activité, j’ai été accrochée.
La peinture me procure des moments d’évasion, de concentration. Elle permet l’expression de ressentis qui m’apportent de la sérénité par les explorations qu’elle occasionne. Elle m’emmène vers le Beau ».

26
Déc

Guy Caplat : histoires instantanées

Deux éternités : l’une où on n’existe pas encore, l’autre où l’on existe plus. Dans l’intervalle, poussière, une vie. L’homme ne hait rien tant que d’être seul. Cette tranche de vi(d)e, il va avidement la peupler de rencontres, de souvenirs et d’attentes. Mais cette course est perdue d’avance. Même entouré, il finira inexorablement seul.

Alors, il s’invente des histoires. Il en fait des mythes. Il invente l’art, la poésie, la spiritualité. Il entend ainsi repousser l’échéance, laisser des traces, défier l’inutilité …

Guy Caplat désire que chaque tableau évoque une histoire ; une histoire que chaque spectateur va puiser dans sa mémoire ou dans son imagination. Ses peintures représentent des instantanées de vie. Les sujets en sont des personnages, le plus souvent seuls avec eux-mêmes. Que ressentent-ils ? Comment en sont-ils arrivés là ? Que va-t-il se passer maintenant ? A chacun d’y répondre …

Quelques mots sur l’artiste :
Guy Caplat, ingénieur informaticien, enseignant/chercheur en Intelligence Artificielle à l’INSA de Lyon, actuellement à la retraite, est venu à la peinture tardivement et en autodidacte. Scientifique de formation, il revendique la fusion de la raison et de l’émotion.

Quelques mots de l’artiste :
Mon père peignait. En amateur. Des fleurs, des animaux, des paysages. A sa mort, ses pinceaux sont devenus tristes. Ils en perdaient leurs poils de martre ou leur soie de porc. Les couleurs ternissaient de mélancolie ; leur cœur séchait au fond des tubes. Quelques toiles vierges espéraient sans trop y croire qu’un nouveau compagnon de jeu viendrait un jour les caresser.
L’appel  fut entendu. J’ai pris la relève, voilà bientôt 15 ans. From scratch.
Depuis lors de nouvelles générations de pinceaux se sont succédées. Les anciens mis à la retraite contemplent avec étonnement l’activité de leurs cadets. Les sujets ont changé : les natures mortes ont cédé la place à des moments de vie ; la palette s’est restreinte comme pour s’adapter à l’immobilité de l’instant capté et laisser au spectateur le choix de poursuivre la scène avec ses propres couleurs. Le quotidien banal devient source d’invisibles sous-textes. Le chemin se partage, l’individu devient multiple…

21
Oct

Catherine Messy : entre terre et eau

Catherine Messy aime se détacher du réel qui l’inspire. Elle a depuis quelques années une prédilection pour ce qui représente à ses yeux le plus beau et le plus insaisissable des paysages : le visage humain. Elle essaie d’en sonder le mystère, le mutisme, pour qu’en émerge une émotion, ou une  beauté cachée. Tout comme elle aime suggérer le silence de la nature, les endroits où la présence humaine est rare, voire inexistante.
Comme lors de son premier passage à la galerie Pertinence en 2012, elle a décidé d’exposer à nouveau des visages peints ou sculptés, mais en les accompagnant de paysages marins.
C’est une invitation à un voyage entre terre et eau : aller de l’une à l’autre, se laisser porter par les vagues, le courant, pour atteindre la terre et repartir, afin de créer un univers imaginaire et poétique. Cette eau qui inspire ses tableaux, quelques-uns de ses poèmes, et qu’elle ajoute à la terre pour façonner des visages, ou à sa peinture pour en suggérer d’autres.
Union des deux éléments qui lui permettent de transformer le quotidien à l’aide de ses pinceaux.

Son parcours :
Native de Champagne, Catherine Messy a fait sa carrière d’enseignante d’anglais à Villeurbanne, puis à Lyon. Elle est à présent retraitée.
Elle peint depuis une dizaine d’années. Elle s’est essayée à diverses techniques (pastel, aquarelle, huile, acrylique, collages).
Elle aime l’adjonction de matières pour donner de l’épaisseur à son travail. Elle aime aussi diversifier les supports.

Expositions diverses :
personnelles
– Marcigny
– Bourg Argental
– Maison de Pays de Mornant
– Studio Pertinence de Montluel
– Chalon sur Saône
duo
– l’Allegro de Miribel
– galerie Bouchon d’Art ( Lyon 6ème)
– château de Montrond les Bains
collectives
– maison du Colombier de Crémieu
– médiathèque de la Grand-Croix
– salon Vienn’art
– maison Cazin de Pérouges
– salon des Arts de Meyzieu
– salon des Arts d’Ambronay

Le salon ARNORISERE de St Quentin Fallavier accueillera certains de ses visages les 18 et 19 novembre 2017.
Le compositeur Alain Guélis en a utilisé quelques-uns pour illustrer des pièces musicales en 2016.

Catherine Messy sculpte la terre à son domicile et à l’atelier DELOHA de Villeurbanne, lieu d’échanges artistiques de l’artiste plasticienne Aurélie Noël.
Elle est présidente de l’association La Côtière des Arts, basée à Thil, qui organise une manifestation artistique annuelle en janvier, permettant d’accueillir peintres, sculpteurs, photographes et écrivains.
Il y a également son goût pour l’écriture. Trois recueils poétiques illustrés par ses peintures ont été publiés aux Editions Hélène Jacob : BUCOLIQUES (2014), TRANSFIGURATION (2015), et EVOCATIONS (2017). Un 4ème recueil est en préparation.
Elle s’est lancée il y a deux ans dans l’écriture de fictions.
Vous pouvez découvrir les détails de son travail sur son site : www.vieuxpastels.fr

 

28
Août

Guy Vergerpion : la renaissance des matières

Guy Vergerpion, maître de l’équilibre entre formes et couleurs, revient au bout de cinq ans au Studio Pertinence avec une exposition intemporelle intitulée « La renaissance des matières ».

Contrairement à sa première exposition en 2012, Guy Vergerpion propose cette fois un travail artistique portant sur la réutilisation des matériaux. Des emballages de médicaments, des circuits informatiques, des composants électroniques, des objets industriels se transforment dans ses compositions en matière artistique et partent vers une nouvelle existence, loin de leur utilisation première. Les tableaux de Guy Vergerpion prennent une dimension sculpturale. Les reliefs et les volumes propres aux matières utilisées les font sortir de leur cadre. Avec son attachement habituel à l’équilibre entre formes et couleurs, l’artiste obtient un résultat très intemporel – décoratif et  moderne, surprenant et envoutant. A découvrir au Studio Pertinence du 5 septembre eu 21 octobre.

Quelques mots sur l’artiste :
Guy Vergerpion est né à Montluel en 1944. Après une enfance passée à Béligneux et des études  secondaires faites à Bourg, il a commencé ses études en 1960 à l’école des Beaux Arts de Lyon. C’est à la décoration qu’il a toujours porté un intérêt particulier. Cette spécialité lui a permis d’obtenir en 1966 des diplômes nationaux et de réussir le concours de recrutement des professeurs d’art appliqués à Paris en 1967.
Ses domaines artistiques de prédilection – en plus du dessin, de la sculpture et de la peinture – sont la publicité, les affiches, l’architecture, les mosaïques, les vitraux, les fresques et murs peints ou encore les compositions décoratives…

Son parcours récent :
2012 : première exposition au Studio Pertinence « Formes et couleurs », un vrai déclic pour continuer avec de nouveaux matériaux et un plus grand intérêt pour les composants électroniques.
2015 : 37 toiles accrochées à la galerie Marianne à Argelès-sur-Mer et une sélection pour exposer au Palais des Congrès de Perpignan.
2016-2017 :  nouvelles réalisations en peinture et sculpture avec une attirance toujours     marquée pour la matière, mais aussi pour le relief et le volume. La présence de l’électronique sous toutes ses formes devient plus envahissante jusqu’à couvrir toute la toile.
2017 :  l’exposition «La renaissances des matières» à la galerie Studio Pertinence.

03
Juin

Jean-Pierre Pain : métamorphose

Elève de Willy Ronis en photographie, de Willy Anthoons en sculpture et d’Albert Chaminade en peinture, Jean-Pierre Pain se dit passionné par l’apiculture, par l’ouverture à l’autre et par la poésie. Amoureux de l’art artisanal, il ne se pose pas des limites et il relie librement la matière à l’esprit. Selon lui, ces deux entités ne peuvent réellement être dissociées – ces gravures en témoignent.

Après une formation universitaire à l’Ecole Estienne de Paris, à l’Université de Paris VIII Vincennes et à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (licence, maîtrise et CAPES d’arts plastiques), Jean Pierre Pain a enseigné tout d’abord en collège et en lycée. Après deux séjours professionnels à l’étranger, en Algérie et en Allemagne, il est devenu professeur d’arts appliqués. Depuis 2009, il consacre son temps à la poésie, à la peinture, à la sculpture chez un maître tailleur de pierre, à la fonte du bronze et surtout à la gravure sur cuivre.

D’après Jean-Pierre, les mots et les images finissent par dialoguer. C’est dans le cuivre qu’il inscrit l’inquiétude, mais il préfère la page blanche pour saisir la parole perdue. Cet artiste complet et insoumis enchante avec ses oeuvres le public international. Rien qu’en 2016, il a exposé au Japon, en Espagne et en Irlande. Aujourd’hui, il nous fait l’honneur de présenter ses gravures à la Galerie Pertinence. A découvrir absolument !

15
Avr

Tim Stevenson : la quadrature du carré

Originaire du sud de l’Angleterre, mais français de cœur depuis près de 28 ans, il est passionné par le dessin dès son plus jeune âge.
Créatif depuis toujours, que ce soit dans la vie professionnelle ou dans ses œuvres picturales, il s’investit pleinement dans la peinture depuis 10 ans.
Il a suivi son chemin artistique en alternant entre l’aquarelle et le collage de motifs en acrylique, tout en expérimentant la peinture en négatif qui l’amène vers l’abstraction.
Sa formation scientifique lui a donné une passion pour les énigmes mathématiques, ce qui l’a conduit à enchâsser des quadrilatères de tailles différentes à l’intérieur d’un carré de plus grande dimension, tout en cherchant une disposition esthétique pour ses compositions, d’où l’origine du titre de cette exposition.
Les collages de diverses couleurs, avec le rajout de plusieurs couches d’acrylique constituent des reliefs tout aussi étonnants les uns que les autres.
En parvenant ainsi à associer intimement art, esthétisme et science, il aboutit à une alchimie surprenante qui ne laissera pas de vous étonner au fur et à mesure de vos déambulations au milieu de ses tableaux. L’association des carrés et des couleurs,  
reflétés par les multiples reliefs de ses compositions, vous donneront l’impression d’explorer de nouveaux horizons.

Membre fondateur de l’association de « La Côtière Des Arts » de Thil,
il a exposé régulièrement ses œuvres dans la région.
En novembre 2015, il a été invité d’honneur à l’exposition de l’association Barbouille à Neyron.
En avril 2016, il a créé un triptyque de tableaux 2mx1m qui ont fait partie intégrale du décor mobile
de la scène d’une pièce de théâtre « Aztèques » de Michel Azama, joué par le groupe Théatre à Marcy (TAM)
sous la direction de Philippe Chignier.
En septembre 2016, il a complété un énnéaptyque de poissons en turquoise.

24
Fév

Claude Goubeaux & Jean-Marie Vasseur : harmonie

Sommes-nous des artistes apolliniens ou dionysiaques?
« Pour commencer, l’apollinien représente tout ce qui est ordre, équilibre, rationalité, mesure et tempérance. En ce sens, il est intimement lié à l’élan civilisateur humain.
Pour ce qui est du dionysiaque, il représente le chaos, les contrastes, l’exubérance, l’instinctif, le déroutant et le sauvage. »
Ce texte, extrait de Friedrich Nietzsche dans « La naissance de la tragédie » éclaire la question.
Alors, sommes-nous vraiment l’un ou l’autre, ou plutôt les deux à la fois, ou bien l’un et l’autre tour à tour, ou jamais l’un sans l’autre?

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23
Déc

Ghyslaine Léonelli : entre lignes et courbes

Passionnée par le dessin depuis le plus jeune âge, sculpteur et peintre autodidacte, Ghyslaine Léonelli suit son chemin de créations dans différents matériaux, passant en alternance de la sculpture à la peinture après avoir réalisé de nombreux portraits, paysages au pastel, aquarelle et acrylique, des décors muraux et quelques dessins d’illustration…
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