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10
Nov

Claudie Sanguinetti : les fleurs du mal, d’après Baudelaire

Claudie Sanguinetti est venue à la peintre par la littérature qui est sa formation première. Mais comme la lecture relève du visuel, elle s’est constamment intéressée à la peinture même si elle ne  définit pas l’image comme le doublon pur et simple du texte mais l’occasion, pour un lecteur de traduire un moment, une émotion, un ressenti. Elle considère ainsi que la page et le tableau se répondent et s’enrichissent.

Professeur de lettres, elle était aussi élève dans différents ateliers entre Loire et Rhône auprès d’artistes qui l’ont initiée à l’histoire de l’art et aux différentes et multiples techniques de peinture. D’abord avec Bernard Chave, lui-même dessinateur insatiable, elle a appris l’exigence du dessin et a connu ses premières expositions dans la Loire, à St-Chamond spécialement. Puis elle a suivi les ateliers d’ Odile Bérard et Béatrice Molichon donnant lieu à expositions à la Médiathèque de Brignais dans le Rhône. Depuis 2014 elle est affiliée à l’Entente des Peintres Oullinois avec le peintre et sculpteur Jean-Jacques Wambst et dans ce cadre ou indépendamment, elle a exposé à Brignais, Oullins, St-Pierre de Chandieu, Feyzin.

C’est ainsi qu’au fil des  recherches et des confrontations elle a trouvé son geste et son écriture. Elle ne s’interdit aucun support même si elle affectionne la toile par la généreuse matière qu’elle autorise. Ses réalisations n’imposent aucune interprétation unique. Au contraire, elles interrogent le regard par des tracés parfois nets, parfois flous et l’usage des gris colorés et des violets, couleurs ambiguës. Il faut s’arrêter et prendre le temps.