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07
Avr

Patrice Belgrado : le métal en lumière

Quelques mots sur l’artiste.

Né en 1961 à Bourgoin-Jallieu, il exerce une activité de responsable technique.
Sa passion de la sculpture et du détournement de l’objet lui est venue, il y a une vingtaine d’années, et il la pratique de manière autodidacte.
Il a commencé par la réalisation de sculptures pour les évènements familiaux ou amicaux.
Il y a dix ans, il a décidé de consacrer son temps à créer de nouvelles pièces plus personnelles. S’intéressant à la lumière, il se sent attiré par cet aspect dans ses oeuvres en créant des lampes à partir du fer et du verre chiné. Récemment, grâce à sa pratique du travail de l’acier, il a commencé à créer également des tableaux colorés, dans lesquels le fer devient décor.
Présent il y a deux ans à la galerie Pertinence, où son exposition avait rencontré un vif succès, il nous fait la joie de revenir avec une nouvelle collection illuminée.

 

Le processus créatif de Patrice Belgrado.

D’abord, c’est une recherche de la forme – celle de l’objet, celle qui apparaît d’elle-même, au détour d’une brocante, d’un marché de village, à l’improbable étal d’un marchand.
C’est un déclic. Une vision de l’objet à venir. Un tube zébré de noir, un cadre métallique, la tête d’une lampe de chevet… Ou bien un masque d’Afrique, une roue de vélo…
C’est aussi l’idée de la forme – celle qui surgit de l’esprit, claire, jetée sur le papier avant qu’elle ne disparaisse.

Faire un croquis rapide, tracer les lignes de force.
Ensuite, caresser, tordre, amadouer la matière.
L’acier, le verre, le papier…
Travailler la lumière, l’angle et la courbure, la teinte et le grain.
Laisser infuser…

Dessiner à nouveau, reprendre l’idée.
Simplement parce qu’un objet nouveau s’intercale, entre le sculpteur et l’œuvre en cours,
ou  parce que la forme ne s’équilibre pas…

S’enfermer dans l’atelier jusqu’à l’aboutissement.
Découper, souder, visser, peindre.
Recommencer.
Chercher l’adéquation parfaite entre les matériaux et la forme.

Trouver, enfin, l’harmonie.